L’immobilier en Floride, vu par Radio-Canada

On attendait avec impatience le troisième épisode de ce télé-reportage de Raymond St-Pierre sur l’immobilier en Floride. Il tardait à être diffusé sur les ondes de Radio-Canada et finalement, c’est hier qu’on a eu le plaisir de voir la conclusion intitulée « L’impact étranger en Floride ». Celui-ci faisait suite à « Une maison en Floride, et des problèmes » et au premier « Une maison en Floride ». Vous trouverez les liens vidéo à la fin de cet article, mais je voudrais discuter ici de mes impressions sur ce reportage.

Les deux premiers épisodes étaient plutôt tristes et montraient comment les gens après avoir été emballés par l’idée d’acheter une petit morceau de l’immobilier en Floride à bon prix, « un bon deal », regrettaient. La plupart des gens n’ont pas la patience d’attendre deux ans dans l’inquiétude pour qu’une transaction soit réglée de peines et misères pour sauver quelques piastres.

Dans toutes les ventes, que ce soit les ventes à découvert (short sales) ou les reprises bancaires (foreclosures, REO, bank owned, corporate owned), les banques sont les maîtresses et elles contrôlent ces transactions. Les banques exigent de recevoir en paiement pour leur propriété le prix du marché, car ce sont elles qui possèdent le condo ou la maison que vous voulez.

Comme les banques ignorent le passé et l’historique de la propriété, elles vous feront signer un document qui les protègent de toutes poursuites pour défauts cachés ou pénalités qui résulteraient de constructions illicites, de non-paiement de frais communs, taxes et services. En d’autres termes, c’est vous, l’acheteur qui serez responsable de tous ces frais, pénalités et autres sans avoir de recours judiciaire contre la banque, aucun et jamais. Êtes-vous prêts à abandonner vos droits et protections dans cet achat immobilier en Floride?

Par contre, dans un achat de propriété en vente régulière, vous avez un vendeur qui lui aussi veut avoir le prix du marché, mais la différence, c’est qu’il a vécu dans sa propriété et il vous signera un document détaillant tout l’historique de son bien: les dégâts d’eau, le remplacement du toit, de l’air climatisé, et tout ce qui a pu arriver durant sa possession. Vous saurez tout sans restriction. Vous achetez en quelque sorte un bien qui est garanti et vous savez à quoi vous en tenir. Vous acceptez ou vous n’acceptez pas, mais au moins, ça n’est pas une boite à surprises comme toutes les ventes à découvert ou les reprises bancaires.

Votre question alors est: Quel est le juste prix du marché?

Les prix de vente de l’immobilier en Floride ont baissé de 45% à 65% des valeurs de 2008, au plus haut de la bulle immobilière. Les statistiques montrent que les prix vendus dans la région de Fort Lauderdale sont en moyenne les mêmes qu’en 2001. La plupart des co-propriétés, les condominiums, se vendent même en-dessous du prix d’achat du premier acheteur. Ces condos, construits dans les années ’70 et ’80, se vendaient alors entre $35,000 et $65,000 à la valeur monétaire de l’époque. Ces condos aujourd’hui se vendent moins chers que dans ce temps-là.

Ce sont les acheteurs qui gagnent dans l’immobilier en Floride, et c’est le temps d’en profiter. Une vente régulière, c’est le meilleur choix pour ceux qui désirent une propriété pour vacances ou la retraite.

Par contre, les investisseurs, eux, ont d’autres outils et besoins. Dans ce troisième vidéo, M St-Pierre présente très bien l’investisseur type en interviewant M Sylvain qui s’est spécialisé dans les achats d’hôtels qu’il rénove et loue ensuite à des Québécois. Il a les gros sous et il peut prendre des risques calculés, mais il sait qu’il gagnera aussi dans ce marché, l’immobilier en Floride.

Voici donc les liens vidéo de ces trois reportages de Raymond St-Pierre à Radio-Canada.

  1. Une maison en Floride
  2. Une maison en Floride, et des problèmes
  3. L’impact étranger en Floride
Radio-Canada a une politique assez stricte pour les vidéos et reportages sur Internet et c’est possible que ces liens disparaissent dans les archives. Mais vous les retrouverez certainement ailleurs sur le site de Radio-Canada.
Merci de nous lire,

© 2011 Jean Feuillet (Realtor, CIPS, SFR)

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